mardi 26 août 2014

Esprit d'escalier #20

Un escalier du 18e arrondissement parisien
vu d'en haut
 et vu d'en bas
 
Fond sonore : Tom Waits, "Paris Mood (Un de Fromage)".

vendredi 25 juillet 2014

Lessive écolo

Il y a quelques mois, je regardais cet excellent reportage sur les gels douche (c'est plus passionnant qu'il n'y parait, croyez-moi !). S'en est suivi un grand tri dans mes produits lavants, à commencer par ceux contenant de l'isothiazolinone, agent conservateur dont l'industrie cosmétique use et abuse. Quand on sait que cette molécule toxique et très allergisante est avant tout exploitée par l'industrie du bâtiment dans le traitement des moisissures, ça donne peu envie d'en étaler sur sa peau et sur son linge.

S'il m'a été facile de trouver savon, gel douche et shampoing sans isothiazolinones, pour les produits ménager, ce fut une autre paire de manches.

Alors j'ai tout simplement acheté une bouteille de savon noir.

Pour la vaisselle, mélangez
- deux cuillers à soupe de savon noir liquide
- une cuiller à soupe de bicarbonate de soude
- 500 ml d'eau bouillie (elle doit être tiède)
dans un ancien flacon de liquide vaisselle.
Ajoutez dix gouttes d'une huile essentielle de votre choix (pour le parfum), et voilà !

Pour la lessive, c'est tout aussi simple :
Mettez deux cuillers à soupe de savon noir liquide (que vous avez préalablement dilué dans un peu d'eau bouillie pour le liquéfier) dans le bac à lessive de votre machine à laver, une poignée de cristaux de soude dans le tambour avec votre linge ou le bac de prélavage si prélavage il y a, et un demi verre de vinaigre blanc dans le bac à adoucissant (vous pouvez y ajouter une dizaine de gouttes d'huiles essentielles). Faites tourner la machine, et admirez le résultat.
(avant / après)

Pour les odeurs récalcitrantes, quelques vaporisations de liquide vaisselle dilué sur les vêtements avant lavage, et le tour est joué.

Attention à ne jamais mélanger savon et vinaigre dans un même récipient !

Avantages
c'est très économique : un litre de savon noir coûte moins de 10€ et dure environ un an.
le savon noir est un détachant et dégraissant polyvalent (sols, vitres, four) doublé d'un insecticide naturel qui permet de lutter contre les pucerons, par exemple.
il est entièrement biodégradable.

Inconvénients (qui n'en sont pas vraiment)
le savon noir mousse très peu.
il ne blanchit pas le linge, c'est pourquoi il convient de l'associer à des cristaux de soude (veillez à les choisir anhydres – grains blancs – et non en cristaux translucides, ces derniers étant des cristaux hydratés qui peuvent s'agglomérer en "mottes" dures).
son parfum peut être un frein (il sent l'olive concassée), bien qu'il ne laisse aucune odeur sur le linge, si ce n'est une odeur de propre.

Alors, convaincus ?

Fond sonore : Ex Cops, "Black Soap".

jeudi 24 juillet 2014

Un geste qui sauve ?

Suite à la plainte d'un citoyen français, la Cour de justice européenne s'est prononcée la semaine dernière au sujet de l'exclusion permanente des dons de sang aux personnes de sexe masculin ayant eu des relations homosexuelles, arguant que "le seul fait pour un homme d'avoir eu ou d'avoir des rapports sexuels avec un autre homme ne constitue pas un 'comportement sexuel' qui justifierait l'exclusion permanente d'un tel homme du don de sang" (la loi européenne prévoit effectivement que seules "les personnes dont le comportement sexuel les expose au risque de contracter des maladies infectieuses graves transmissibles par le sang sont exclues de manière permanente du don de sang").

Or, en France comme en Belgique, deux pays où les réserves de sang et de plasma  s'amenuisent, les hommes bi- et homosexuels n'ont toujours pas le droit de donner leur sang.

Et si les personnes "saines" que sont les hétérosexuel/les, asexuel/les, femmes bi et lesbiennes mettaient ces réserves à sec en refusant de donner leur sang en signe de soutien à leurs camarades gays ?
J'ai comme l'impression que ça pourrait être bien plus efficace que les débats politiques pour lever enfin cette stupide interdiction...

Comité de visionnage : "There Will Be Blood".

jeudi 3 juillet 2014

London, again

Pour ne pas changer, j'ai passé quelques jours à Londres parce que j'en avais l'occasion et que j'aime ça. En plus, c'était la Pride in London où, en plus de Conchita Wurst et Samantha Fox, j'ai vu Vladimir Poutine.
J'en ai aussi profité pour refaire le plein de bonnes adresses et/ou confirmer tout le bien que je pensais déjà de certains lieux.

Visite guidée :

Boire et manger

BrewDog est une brasserie écossaise qui se targue de faire de la vraie, bonne bière. Et c'est assez réussi. Elle a ouvert plusieurs bars branchés dans différents quartiers de Londres.
Pour celles et ceux qui préfèrent les pubs au charme discret et aux tarifs plus que raisonnables, rendez-vous à The Harp dont la sélection de bières est l'une des meilleure du centre londonien (croyez-moi : je suis Belge, je sais de quoi je parle !). À midi, offrez-vous un de leurs délicieux pain-saucisse.
Et si les saucisses ne sont pas votre truc, Poppies fait les meilleurs fish & chips du Royaume Uni (ce n'est pas moi qui le dit).

Se coucher moins bête

Prince Charles Cinema est sans conteste mon cinéma préféré au monde : outre sa programmation de films d'auteurs, il propose de nombreux événements tels que des all-nighters (six films autour d'une même thématique – réalisateur, acteur ou genre cinématographique), sing-along (comédies musicales façon karaoké) ou soirées pizza-bière.
Le British Film Institute, quant à lui, offre une programmation orientée art & essai en plus de nombreuses rétrospectives. Du reste, sa boutique est le rêve humide de tout cinéphile qui se respecte.
Au Shakespeare's Globe, vous aurez l'occasion de voir d'excellentes mises en scène de pièces de Shakespeare au prix imbattable de 5£, pour peu que vous soyez prêt à rester debout (et que vous vous y preniez assez tôt).
Et comme vous avez fait des économies sur le théâtre, pourquoi ne pas faire exploser votre budget en films et en musique ? Pour ce faire, rien de plus simple : un tour chez Fopp vous fera baver d'envie devant leur sélection de produits culturels (livres, films et albums de musique) à prix tout riquiqui, tandis que Rough Trade East, idéalement situé au cœur de la Old Truman Brewery, reste un incontournable pour les mélomanes en tout genre.

Flâner

Partout voyons !
À commencer par les nombreux parcs (vous avez carrément l'embarras du choix).
N'hésitez pas à quitter le centre touristique pour vous rendre à Greenwich qui offre une vue imprenable sur Londres (sauf quand il pleut comme vache qui pisse).
Le week-end, passez par les marchés de Spitalfields où artisans, antiquaires et restaurateurs cohabitent avec des expositions temporaires (j'ai eu la chance d'y être pour les expositions de fin d'études de différents écoles d'art).

Pour les férus des arts de la peau, Into You accueille quelques uns des meilleurs tatoueurs anglais. Leur boutique londonienne a une petite sœur à Brighton, une ville qui vaut absolument le détour, où officie entre autre le génial Adam Sage, un des rares tatoueurs de qualité à savoir pratiquer son art en cas de panne de courant puisqu'il tatoue sans machine.

Enfin, si vous devez reprendre l'Eurostar, plutôt que de laisser vos bagages à l'onéreuse consigne de St Pancras, faites donc les 500 mètres qui séparent la gare de la British Library où, en plus d'expositions intéressantes, vous trouverez un vestiaire gratuit.

Alors, qu'attendez-vous ?

Fond sonore : The Clash, "London Calling".

vendredi 6 juin 2014

Et au milieu poussent des fleurs...

 (de près)
(de loin)

Fond sonore : Siouxsie And The Banshees, "Poppy Day".