Fond musical : Siouxsie and The Banshees, "Carousel".
jeudi 23 mai 2013
mardi 14 mai 2013
Le dire et le faire
Les
émanations de certains cerveaux reptiliens n'ont de cesse de me
laisser pantoise : prenons l'exemple de ces quelques mâles que
je qualifierais de légèrement primaires (histoire de porter moi
aussi un jugement hâtif) et dont le regard sur moi a instantanément
changé lorsqu'ils ont appris à leur plus grande surprise que la
petite bourgeoise intellectuelle s'intéresse à la pornographie –
et s'y connaît bien mieux qu'eux en la matière. Apparemment, cette
information les a tellement pris de court qu'il leur a fallu une
bonne quinzaine de jours pour la digérer avant de revenir à la
charge à un moment auquel je n'y pensais même plus.
Il
faut dire que certains raccourcis me laissent parfois dubitative,
aussi aimerais-je que vous m'aidiez à comprendre pourquoi, par
exemple, l'esprit de certains associe irrémédiablement une personne
qui s'intéresse aux questions liées à la sexualité – et à plus
forte raison à la pornographie – à un/e obsédé/e sexuel/le ?
Comme
j'ai pu le signaler par le passé, le fait que certains sujets nous
captivent ne fait pas de nous de fervents pratiquants. Ainsi peut-on
être le plus grand amateur de football qui soit sans avoir jamais
tapé dans un ballon, ou un insatiable mélomane sans maîtriser
d'instrument de musique.
De
la même manière, mon intérêt pour le cinéma pornographique ne
fait pas de moi une gourgandine en chaleur : le porno
m'intéresse en tant que genre cinématographique à part entière,
car j'aime observer, pour mieux les comprendre, les mécanismes
du désir tout comme j'aime à me pencher sur les mécanismes de
toute émotion provoquée par un film.
Ces
interrogations sont d'autant plus présentes que je suis moi-même
passée derrière la caméra depuis peu pour apprendre les bases de
la production audiovisuelle, ce qui ne fait pas de moi une
réalisatrice en herbe, n'en déplaise à quelques uns de mes petits camarades. Quand bien même ce serait le
cas, je ne suis d'ailleurs pas sûre de pouvoir exceller dans ce
genre bien particulier.
En
revanche, je suis absolument certaine que si jamais je devais me
lancer dans la production de films pour adultes, ces derniers ne risquent pas de séduire les cerveaux reptiliens...
Fond
sonore : Monte Cazazza, "Sex Is No Emergency".
Libellés :
Les notes
mardi 7 mai 2013
Des livres et des oreilles
J'ai
découvert VendrediLecture l'année dernière par la grâce de Anna E., heureuse gagnante d'un livre qui ne lui avait pas plu.
Le
concept est aussi simple que génial : chaque vendredi, les sympathisants sont invités à partager leur lecture du moment sur la page
facebook ou sur Twitter, ceci les faisant participer à un tirage au
sort pour peut-être gagner des livres offerts par les éditeurs
partenaires.
Comme
je suis globalement chanceuse, mon nom est tombé début-avril alors
que je peinais à terminer "Le polygame solitaire" de Brady
Udall et "Le Conflit : la femme et la mère"
d'Elisabeth Badinter. Peu de temps après, les Éditions Thélème m'envoyaient le précieux sésame sous forme du livre audio
"La Rigole du diable" lu avec enthousiasme par son auteure,
Sylvie Granotier.
Moi
qui, en plus de délaisser ce blog, avais beaucoup de retard dans mes
lectures, ces 9h20 de polar dont l'héroïne partage le même prénom
que moi tombaient à point nommé pour accompagner mes courtes
soirées de printemps et mes nombreux trajets en transports en
commun.
Merci
VendrediLecture ! Merci les Éditions Thélème !
Et vous, que pensez-vous des livres audio ?
Fond
sonore : Nancy Sinatra, "Friday's Child".
Libellés :
Les lectures
lundi 22 avril 2013
mardi 16 avril 2013
Lettre ouverte à un troll
Monsieur,
Je vous écris suite à vos récentes (et peu brillantes) interventions en différents endroits sur la toile, et permettez-moi de vous dire que vous êtes un con.
Jusqu'à présent, je vous accordais le bénéfice du doute, mettant votre crétinisme fièrement exhibé sur le compte d'un désir de provocation qu'une personne de votre âge normalement constituée aurait dû reléguer aux oubliettes en même temps que son dernier flacon de Biactol.
Je vous soupçonne donc, en plus d'être bête et méchant (car je ne mesure pas la bêtise d'un individu à l'aune de son vocabulaire), d'avoir encore des problèmes d'acné. Peut-être est-elle arrivée sur le tard et vous complexe terriblement. Si cela peut vous rassurer, j'ai eu le même problème et en suis arrivée à bout avec l'aide d'une très bonne dermatologue dont je vous donnerai les coordonnées si vous le souhaitez.
Mais je m'égare...
Je vous écris suite à vos récentes (et peu brillantes) interventions en différents endroits sur la toile, et permettez-moi de vous dire que vous êtes un con.
Jusqu'à présent, je vous accordais le bénéfice du doute, mettant votre crétinisme fièrement exhibé sur le compte d'un désir de provocation qu'une personne de votre âge normalement constituée aurait dû reléguer aux oubliettes en même temps que son dernier flacon de Biactol.
Je vous soupçonne donc, en plus d'être bête et méchant (car je ne mesure pas la bêtise d'un individu à l'aune de son vocabulaire), d'avoir encore des problèmes d'acné. Peut-être est-elle arrivée sur le tard et vous complexe terriblement. Si cela peut vous rassurer, j'ai eu le même problème et en suis arrivée à bout avec l'aide d'une très bonne dermatologue dont je vous donnerai les coordonnées si vous le souhaitez.
Mais je m'égare...
Je disais donc : vous êtes un con, car non content d'être insultant envers toutes les personnes que vous méprisez (en vrac et pour faire court, les gauchistes, les immigrés, les musulmans, les homosexuels, les gens qui n'écoutent pas la même musique que vous, ne fréquentent pas les bonnes soirées, ne caressent pas votre égo démesuré dans le sens du poil, et j'en passe), vous offensez en outre les personnes que vous pensez défendre, par exemple quand vous souhaitez à quelqu'un d'être victime de viols et autres agressions violentes.
Et tout ceci au premier degré.
Sincèrement, j'ai beau le tourner dans tous les sens, je ne comprends pas votre besoin de provocation (qui vous dépasse vous-même régulièrement, j'en suis certaine) et cette manie que vous avez de vous vous délectez de la haine d'autrui (et Dieu sait si vous aimez l'attiser) : alors que vous avez tout pour être heureux (vous êtes un homme blanc hétérosexuel avec une vie de famille et professionnelle stable), vous faites pourtant quantité d'efforts pour passer pour le rebelle que vous n'êtes pas, risquant par la même occasion de saboter cette sécurité à laquelle vous tenez tant, quand bien même vous n'oseriez jamais (vous) l'avouer.
Dans le fond, votre existence me réconforte, car je me dis que même en y mettant beaucoup de temps et d'énergie, je n'ai qu'une chance infinitésimale de devenir un jour aussi prétentieuse, arriviste, xénophobe, homophobe, mégalo, mythomane, notoirement volage et totalement dénuée de second degré que vous.
Oui, dans le fond, vous me donnez l'impression d'être quelqu'un de vraiment bien, et je tenais à vous remercier pour ça.
Fond sonore : Fun Boy Three, "Our Lips Are Sealed".
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