jeudi 31 décembre 2015

2015 : le bilan

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- un colloque
- un bilan ORL 
- mon premier scanner
- des protections sur mesure
- cinq pièces de théâtre
- un festival de cinéma
- deux ateliers vidéo
- deux ateliers d'écriture
- une ébauche de fiction
- quatre jours à Montreuil
- des coïncidences heureuses
- des rencontres providentielles 
- des embuscades bienveillantes
- deux séances de pose
- une admission ratée
- un mot d'excuses
- un kit a makis
- une fée rose
- Eve et le serpent
- cinq jours à Brighton
- une liseuse et un chaton
- des recettes végétariennes
- neuf jours dans le Grand Ouest
- mes premières séances de kiné
- beaucoup de candidatures pour rie
- mon premier smartphone 
- mon premier passeport
- de très belles chansons
- de l'encre sur les doigts
- un massacre de Noël
- une rafale de haikus
- un carnet de films
- un coffret Kubrick
- dix Célestine

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...et tenir le cap avec le sentiment agréable d'arriver à bon port.

2016 sera une belle année !

Fond sonore : Tears For Fears, "Sowing The Seeds Of Love".

lundi 2 novembre 2015

Mens sana in corpore sano

Par un beau dimanche d'automne, l'équipe de Caducea a déposé ses caméras à l'ancien sanatorium de Borgoumont qui n'est pas totalement sans rappeler l'Overlook Hotel de The Shining...
La vue depuis l'intérieur du bâtiment n'est pas mal non plus...
 À l'intérieur, il y a beaucoup de couloirs...
...plein de fenêtres...
J'ai aussi vu des fenêtres condamnées...
...des portes...
...et des escaliers, bien entendu...

Comité de visionnage : "American Horror Story: Asylum".

P.S. Il est toujours temps de nous donner un coup de pouce à Mefamo pour finir le film.
Nous avons vraiment besoin de vous !

lundi 19 octobre 2015

Caducea

Chères lectrices, chers lecteurs,
cher/es autres, oiseaux de passage, pigeons voyageurs, etc.

Depuis le début de l'année, j'ai rejoint une drôle de tribu. Elle s'appelle Mefamo et vise à favoriser la création audiovisuelle et l’expression de la contre-culture, que ce soit sous forme de cinéclub mensuel, de la délocalisation liégeoise du festival Offscreen ou de production cinématographique.
En débarquant chez eux, j'ai eu le sentiment d'être arrivée à bon port, et ils me le rendent bien.

Les présentations étant faites, et pour entrer dans le vif du sujet, j'ajoute avoir totalement conscience que
1) vous êtes déjà sollicités de toutes parts,
2) l'argent ne tombe pas des arbres comme les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle.


Ce dont j'ai aussi conscience, c'est que Mefamo est en train de produire un très beau court métrage intitulé "Caducea" et que nous avons besoin de votre soutien, tant moral que financier.
Je m'explique : nous avons lancé une campagne de financement participatif dont le but est de nous permettre d'entrer dans nos frais, ni plus, ni moins. Ces frais s'élèvent à 4000€ et comprennent la création des décors et costumes (comme c'est un conte gothique, cela représente une part importante du budget pourtant tout riquiqui), l'amortissement du matériel (comme c'est du cinéma et que nous sommes ambitieux, c'est du matériel professionnel et donc onéreux), les défraiement des acteurs et techniciens (comme tout le monde est bénévole, nous ne voudrions pas les faire travailler à perte) et les repas de tout ce petit monde parce que, contrairement aux idées reçues, vivre d'amour et d'eau fraîche n'est pas une option viable.
Et puisqu'il le fait bien mieux que moi, je vais laisser le réalisateur parler de son film :

Quand il dit qu'il va falloir faire vivre les gens qui font le film, il pense au temps de travail que nous avons budgétisé, histoire de rigoler un peu : en gros, si nous voulions rémunérer tout le monde (à savoir une vingtaine de personnes), cela reviendrait à 85000€.
Parce que tourner un film, même court, ça coûte cher, et que parfois, c'est bien aussi d'être payé autrement qu'en estime

Mais bon, nous serions déjà très heureux d'entrer dans nos frais, et vous pouvez nous y aider.
Pour nous soutenir, même modestement, c'est par ici. De chouettes contreparties arriveront chez vous pour Noël parce que Papa Noël, c'est notre pote !


(...de même que George R. R. Martin qui, par ailleurs, ressemble un peu à Papa Noël...)

N'hésitez pas à en parler autour de vous.
Merci tout plein et belle semaine à tou/tes.


Fond sonore : The Beatles, "Can't Buy Me Love"
(you can show some on facebook though...).

(et si jamais le blog vous manque, sachez que j'écris désormais pour L'Entonnoir)

mercredi 5 août 2015

Histoire vraie

Il y a un an, peu ou prou, alors que j'étais, en tant que festivalière dans un pourtant très sympathique endroit, dans un état d'ébriété guilleret, je repère deux gobelets orphelins par terre. Ceux-ci étant consignés, je me réjouis de la bonne affaire et m'abaisse pour les ramasser. C'est alors qu'un agent de sécurité m'attrape violemment par le bras en me disant que ces gobelets ne sont pas à moi (à qui étaient-il ? Le mystère reste entier).
S'en est suivie une pénible négociation, le bras toujours immobilisé, au cours de laquelle le ton est devenu de plus en plus graveleux. Et comme une petite nana toute menue face à un molosse est facilement impressionnable, surtout à deux heures du matin et avec un peu d'alcool dans le sang (d'autant plus si elle n'a, dans le fond, rien d'autre à se reprocher que de vouloir offrir une deuxième vie à des gobelets abandonnés), la petite nana en question a eu un bête réflexe d'autodéfense : envoyer au visage du grossier personnage les trois gouttes de bière qui restaient dans son verre.

C'était très con de ma part, je le reconnais.

En revanche, je pense sincèrement que ce geste stupide ne justifiait aucunement la sortie manu militari qui m'a été réservée par la suite : contrairement à ce qu'a semblé penser le vigile, je ne pense pour ma part à aucun moment avoir représenté un danger pour la sécurité du festival.
Voyant le type me soulever brutalement pour me sortir, plusieurs personnes sont d'ailleurs intervenues pour tenter de calmer la situation.
Autant pisser dans un violon...

J'ai donc été – littéralement – jetée dehors, avec interdiction totalement arbitraire de réintégrer le site, l'entreprise de sécurité (semblant posséder des compétences en psychiatrie) ayant décrété que je suis, je cite, "complètement borderline".
J'ai finalement pu rejoindre mes amis à l'intérieur, en larmes, en colère et profondément choquée, suite à un sursaut d'humanité du gorille qui a dû se rendre compte de son évident excès d'autorité.

Quand au lendemain du festival, j'ai eu l'audace de faire part de mon sentiment d'injustice auprès de l'organisateur, non content d'avoir mis 15 jours à me répondre, ce dernier m'a clairement fait comprendre qu'il n'en avait rien à foutre : "nous avons (...) pris le partis de séparer les 'métiers' et donc de ne pas intervenir dans les situations où la Sécu pense que c'est nécessaire [et] tu as eu de la chance de pouvoir revenir sur le site, certains 'sorteurs' n'auraient sans doute pas été aussi cléments".

Il n'a pas semblé estimer que le traitement qui m'a été réservé était extrêmement disproportionné quant au "crime" commis, et je déplore le fait qu'aucune personne liée à l'organisation ne soit intervenue.
Je comprends évidemment qu'un organisateur soit légalement tenu de faire appel à une entreprise de sécurité. Ce que je comprends moins, en revanche, c'est quand le dit organisateur semble trouver normal qu'un agent de sécurité provoque un festivalier à deux heures du matin pour une histoire de gobelets. Et quand il me rétorque le plus sérieusement du monde que j'ai eu "de la chance de pouvoir revenir sur le site", je ris jaune (avec un soupçon d'orange, pour la forme).

Par ailleurs, mon second mail, dans lequel je demande mi-sérieusement, mi-ironiquement ce que ça peut bien faire à un agent de sécurité qu'un festivalier ramasse des gobelets et, dans l'éventualité où ceci s'inscrirait effectivement dans ses attributions, ce qui justifie qu'il attrape brutalement par le bras le dit festivalier, est bien entendu resté lettre morte.

Je n'ai d'ailleurs jamais récupéré la caution des gobelets – ni des miens, ni de ceux que j'avais ramassés – puisque le tout m'a été purement et simplement confisqué par un agent de sécurité zélé qui a dû trouver très amusant de jouer au petit chef avec une nana de moins d'un mètre soixante pour 50 kg toute mouillée.

Moi, ça ne m'a pas fait rire du tout !

Fond sonore : Beastie Boys, "(You Gotta) Fight for Your Right (To Party!)".

vendredi 22 mai 2015

Cordonnier mal chaussé

Avant-hier, au cours d'une série de rencontres autour de la diversité des sexualités chez les jeunes, une femme travaillant pourtant dans un planning familial m'a demandé le plus sérieusement (et le plus discrètement) du monde ce qu'est la prostate et en quoi elle pouvait participer au plaisir sexuel masculin (clique, c'est bon pour toi !).

J'imagine que cette femme, quand elle intervient en cours d'éducation relationnelle et sexuelle, visualise le film érotique d'AB3 quand les élèves lui parlent de pornographie...

Set your record straight!

Comité de visionnage : "Sexualité mode d'emploi" (NSFW).